La CPTS des 3 Provinces s’engage dans une démarche de santé environnementale afin d’aider chacun à mieux comprendre les liens entre notre environnement quotidien et notre santé.
À travers les fiches associées à cette page, nous proposons des informations simples et des conseils pratiques pour réduire l’exposition aux polluants présents dans la vie de tous les jours. L’objectif n’est pas de culpabiliser, mais d’accompagner chacun vers des gestes simples, accessibles à tous, qui peuvent contribuer à préserver la santé.
Aujourd’hui, la recherche scientifique le montre clairement : notre environnement fait partie intégrante de notre santé.
Une seule planète, une seule santé
L’Organisation mondiale de la santé parle désormais d’une approche appelée “One Health”, que l’on peut traduire par “Une seule santé”.
Cette approche rappelle une réalité fondamentale : la santé humaine est étroitement liée à celle des animaux et des écosystèmes dans lesquels nous vivons.
L’air que nous respirons, les matériaux qui composent nos logements, les produits que nous utilisons au quotidien ou encore notre alimentation peuvent avoir un impact direct sur notre santé. La santé environnementale s’intéresse précisément à ces interactions entre l’être humain et son environnement.
Comprendre ces liens permet d’agir en prévention et de limiter certaines expositions, souvent grâce à des gestes très simples.
Des polluants présents dans notre quotidien
Notre environnement moderne contient de nombreuses substances chimiques utilisées dans les matériaux, les objets ou les produits de consommation.
Certaines sont présentes dans les meubles, les peintures, les produits d’entretien ou les cosmétiques. D’autres peuvent se retrouver dans les plastiques, les textiles ou certains emballages alimentaires. On peut également être exposé à des particules fines dans l’air ou à des composés chimiques qui s’évaporent dans les espaces intérieurs.
Ces substances peuvent entrer dans l’organisme de différentes façons : par l’air que nous respirons, les aliments que nous consommons, le contact avec la peau ou encore pendant la grossesse par le passage de certaines molécules vers le fœtus.
Dans la plupart des cas, l’exposition est faible mais répétée. C’est cette exposition quotidienne qui attire aujourd’hui l’attention des chercheurs.
Les perturbateurs endocriniens, une menace discrète
Parmi les substances étudiées, certaines sont appelées perturbateurs endocriniens.
Ces molécules ont la particularité d’interférer avec notre système hormonal, qui régule de nombreuses fonctions essentielles de l’organisme comme la croissance, le métabolisme, la reproduction ou le développement du cerveau.
Même à très faible dose, certaines de ces substances peuvent imiter ou perturber l’action des hormones naturelles. On peut en retrouver dans certains plastiques, cosmétiques, pesticides ou produits ménagers.
Les scientifiques suspectent aujourd’hui leur implication dans plusieurs pathologies chroniques, notamment certains cancers hormono-dépendants, des troubles de la fertilité, l’obésité, le diabète ou encore certains troubles du développement chez l’enfant.
Des périodes de vie particulièrement sensibles
Certaines périodes de la vie sont plus sensibles aux expositions environnementales.
C’est notamment le cas pendant la grossesse, lorsque le développement du fœtus est très dépendant de l’équilibre hormonal. Les jeunes enfants sont également plus vulnérables, car leurs organes et leur cerveau sont en pleine construction. L’adolescence constitue aussi une période importante, marquée par de nombreux changements hormonaux.
Ces périodes de vulnérabilité expliquent pourquoi les actions de prévention visent en priorité à protéger les femmes enceintes, les jeunes enfants et les adolescents.
L’effet cocktail : quand les substances s’additionnent
Dans la vie quotidienne, nous sommes rarement exposés à une seule substance isolée. Nous sommes le plus souvent en contact avec plusieurs molécules en même temps, issues de différentes sources.
Les scientifiques parlent alors d’effet cocktail. Même si chaque substance est présente à une dose faible, leur combinaison peut produire des effets biologiques plus importants ou inattendus. Cette réalité rend l’évaluation des risques plus complexe et renforce l’intérêt d’une approche de précaution.
Réduire l’exposition globale, même modestement, peut déjà avoir un effet bénéfique.
Des gestes simples au quotidien
La bonne nouvelle est qu’il est possible de limiter certaines expositions grâce à des habitudes simples.
Aérer son logement quelques minutes chaque jour permet par exemple de renouveler l’air intérieur, souvent plus pollué que l’air extérieur. Dans la cuisine, privilégier des contenants en verre, en inox ou en bois plutôt que certains plastiques peut aussi réduire la migration de substances indésirables.
Dans la salle de bain, choisir des produits aux compositions plus simples et limiter les cosmétiques parfumés peut également être bénéfique. De la même manière, l’utilisation de produits ménagers simples comme le savon noir, le vinaigre blanc ou le bicarbonate permet souvent d’éviter des substances chimiques inutiles.
Ces gestes peuvent sembler modestes, mais leur accumulation contribue à réduire l’exposition globale aux polluants.
Mieux consommer grâce aux labels
Face à la diversité des produits disponibles, il peut être difficile de s’y retrouver. Apprendre à lire les étiquettes et reconnaître certains labels peut aider à faire des choix plus éclairés.
Certains labels garantissent par exemple l’absence de substances particulièrement nocives ou des procédés de fabrication plus respectueux de l’environnement.
Une règle simple peut déjà guider les choix : plus la liste d’ingrédients est courte, plus le produit est généralement simple et compréhensible.
Une démarche portée par les professionnels de santé
Cette initiative s’inscrit dans la mission de prévention et de promotion de la santé portée par la CPTS des 3 Provinces.
Les professionnels de santé du territoire souhaitent aujourd’hui intégrer la santé environnementale dans leur démarche de prévention, au même titre que l’alimentation, l’activité physique ou la vaccination.
En partageant ces informations avec les habitants du territoire, la CPTS souhaite encourager une meilleure compréhension de l’environnement qui nous entoure et accompagner chacun vers des choix plus favorables à la santé.
Avancer pas à pas
L’objectif de cette démarche n’est pas d’être parfait ni de tout changer du jour au lendemain.
Chaque petit changement compte. Réduire l’exposition à un polluant, modifier une habitude ou choisir un produit plus simple peut déjà contribuer à protéger sa santé et celle de ses proches.
Comme le rappelle le message de cette campagne :
« Un polluant en moins, c’est une chance en plus pour votre santé. »
La CPTS des 3 Provinces poursuivra cette démarche à travers des actions d’information, des rencontres et des ateliers sur le territoire.
Parce que prendre soin de notre environnement, c’est aussi prendre soin de notre santé.
Pour aller plus loin
- Guides pratiques – WECF France
- Dossier “Perturbateurs endocriniens” – Inserm
- Guide Santé Environnement – ARS Nouvelle-Aquitaine


